Diana Aebischer

Diana Aebischer

08.02.2021
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Diana Aebischer

  • Service social :
  • Nombre d’employés : 8 employé-e-s (5,5 EPT)
  • Formation et fonction : Master en Travail social et politiques sociales, Université de Fribourg Diplôme en Travail social et Brevet de spécialiste en assurances sociales avec brevet fédéral Responsable du Service social (à 50 %) et assistante sociale (à 30 %) depuis
  • Âge : 49 ans

Qu’est-ce qui distingue le Service social de La Sonnaz ? Quelles sont les particularités des conditions-cadres ?

Le Service social régional de La Sonnaz est à disposition de la population de six communes. La bienveillance et le professionnalisme sont les valeurs centrales de notre service, perpétuées depuis sa fondation en 1994. Un point d’honneur continue à être mis sur la dimension sociale de notre travail, dont l’accueil et l’écoute.

La crise du corona a posé d’énormes défis à tous les services sociaux. Qu’est-ce qui vous a particulièrement préoccupée dans ce contexte ?

L’accroissement de l’isolement des bénéficiaires de l’aide sociale m’interpelle. Selon les normes CSIAS révisées, l’aide sociale « doit permettre aux personnes aidées de participer à la vie économique et sociale et favoriser leur intégration sociale et professionnelle (…) ». Je me demande comment relever ce défi alors que les contacts sont limités, que certains secteurs de l’économie sont en sursis et que tout fonctionne un peu au ralenti.

Avez-vous eu une expérience particulièrement positive pendant cette période difficile ?

La citation : « Seul, on ira loin, mais ensemble on est plus fort » s’est vérifiée. Je me suis rendu compte que je peux compter sur une équipe motivée et engagée, dotée d’une bonne capacité d’adaptation. Malgré les circonstances actuelles et les quarantaines, nous avons réussi à rester présents et à continuer à apporter écoute, soutien et espoir.

Qu’avez-vous apprécié le plus dans votre travail ces dernières semaines ?

Après avoir travaillé durant six ans comme collaboratrice scientifique, c’est un plaisir pour moi de retrouver le terrain. Le travail en réseau y est fondamental.

Comment avez-vous fait face à une situation particulièrement stressante ?

Pour rester à flot et garder le cap, les échanges et la collaboration efficace avec mon équipe et le Comité de direction ont été primordiaux.

Quel sont les enseignements les plus importants que vous avez tirés dernièrement ?

Regarder autour de moi m’a conduite à davantage de gratitude et à reconnaître la chance que j’ai d’avoir ma famille, un toit, un travail passionnant et d’être en bonne santé.

Que souhaitez-vous pour l’avenir en ce qui concerne votre travail dans les services sociaux ?

La loi sur l’aide sociale fribourgeoise est en cours de révision. Son avant-projet prévoit un seul service social régional et une commission sociale par district, donc sept au total pour notre canton (au lieu des 24 services sociaux et 25 commissions). Je souhaite que l’organisation qui en découlera permette aux services sociaux régionaux de garantir une prise en charge de qualité avec une importance accrue donnée à l’aide personnelle.

En Suisse, il existe des centaines de services sociaux. Un grand nombre d’employé-e-s dévoué-e-s y travaillent. Ils soutiennent les enfants, les jeunes et les adultes dans différentes situations de vie et contribuent ainsi de manière importante à la cohésion sociale. Dans cette série, ils rendent compte de leur travail quotidien, des aspects agréables et difficiles de leur travail.

Ingrid Hess
Directrice de la rédaction